Tout sur l'Éducation positive

L’éducation positive

Un peu d’histoire

Les premiers piliers de l’éducation positive ont été fondés par deux psychiatres autrichiens : Alfred Adler (1870-1937) et Rudolf Dreikurs (1897-1937).

En 1980, aux Etats-Unis, le psychologue Thomas Gordon, entre autres, aborde cette nouvelle pédagogie via ses livres, conférences et ateliers.

Vers les années 1990, cette nouvelle notion de discipline se répand par l’association « Positive Discipline » de Jane Nelson (psychologue) et Lynn Lott (Thérapeute familiale) qui organisent alors des ateliers pour les parents et dans les écoles aux USA.

De nos jours l’éducation positive est absolument partout ; presse parentale, blogs, forums, livres, réseau sociaux…

Piliers de l’Éducation positive

Trois principaux piliers ont contribué au développement de cette discipline :

1- La Communication Non Violente (CNV), une technique de communication élaborée par le psychologue Marshall B. Rosenberg aux alentours des années 70.

2- Le développement croissant de la neuroscience au cours des années 90, qui a appuyé scientifiquement les bienfaits de la CNV sur le fonctionnement du cerveau.

3- La reconnaissance des droits de l’enfant et son encadrement par la loi.

Principes

L’éducation traditionnelle s’articule autour de deux axes : l’autoritarisme et le laxisme.
Ces méthodes expriment la relation entre le parent et l’enfant comme une confrontation ou un jeu de pouvoir : il y’a un perdant et un gagnant.

L’éducation positive redéfini cette relation : il n‎’est plus question d’imposer sa volonté sur l’autre, de perdre ou de gagner, mais plutôt de coopérer ensemble pour trouver une solution.

Béatrice Sabaté

Présidente de l’Association Discipline Positive France

« Nous invitons les parents à changer leur regard sur l’autorité, à coopérer avec leur enfant à travers une relation horizontale plutôt que dans un rapport vertical régi par les ordres donnés. »  

Pour réussir à former une telle relation avec nos enfants, trois principales clés sont à notre disposition :

1- L’identification des besoins de l’enfant : Tout comportement inapproprié cache un mal-être ressenti chez le petit, ce malaise peut être du a un besoin d’attention, de câlin, de bouger et de se défouler…, au parent la lourde tache de décrypter cette exigence et d’y répondre.

2- L’empathie : Montrer à son enfant que nous comprenons ces crises émotionnelles l’aide à gérer ces émotions et lui évite de les intérioriser.

Isabelle Filliozat

Psychothérapeute, écrivaine et conférencière.

« Un jeune enfant n’a pas la capacité cérébrale de réguler sa peur ou sa colère. Et il n’est pas bon de le laisser gérer seul ses émotions. Quand on l’envoie dans sa chambre pour «se calmer », l’enfant, par inhibition, peut certes s’arrêter de crier. Mais il se met alors dans un état de stress encore plus toxique : il a l’air calmé, mais il s’est juste insensibilisé. Et cette colère réprimée va un jour ressortir contre son petit frère, ou à l’école ».

3- La communication : Manifestée par un échange bienveillant où l’écoute est privilégiée et où les négations sont autant que possible remplacées par des affirmations.

Par exemple au lieu de dire : « Ne crie pas ! », nous dirons « Parlons doucement mon chéri ») et au lieu de dire « Ne touche pas à ça ! » nous dirons « Que dis-tu de jouer avec cela ?».

Si vous vous demandez pourquoi on doit éliminer les négations, la réponse est que parce qu’un enfant (de 0 à 4 ans) n’a pas encore l’aptitude à assimiler la négation dans une phrase.

Parlons entre parents

Loin des études et des hypothèses : L’éducation positive propose un modèle d’éducation parfait qui n’est pas du tout facile à mettre en pratique, certes, cela dit si vous ne réussissez pas à appliquer à la lettre les conseils et recommandations des spécialistes ça ne fera pas de vous un « mauvais parents », au contraire, le simple fait d’avoir cherché à comprendre le comportement de votre enfant et d’avoir lu cet article, cela fait de vous un bon parent.

Même si nous n’appliquons pas tout ce que nous lisons sur l’éducation positive soyons certains que ça a son influence sur notre comportement : nos réactions son plus amorties et nous comprenons mieux certaines émotions amplifiées de nos enfants.

Dernier conseil : ne culpabilisez pas, une crise de colère exagérée sur votre enfant après une longue journée de travail ne fera pas de lui un délinquant ! Demandez pardon et favorisez les câlins.

All comments (4)

    Isabelle folliozot j’ai lu tout ses livres , mais avec Omar mon fils rien ne marche il lui faut un livre spécial….

Ajouter votre commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 Partages
Partagez
Tweetez
Enregistrer
+1